A propos de
 Birkenau

Michel Slomka

Le travail de Michel Slomka sur l’histoire de sa famille et Birkenau m’a personnellement touché lorsque je l’ai vu.

Je me suis permis d’écrire un poème à ce propos que vous pouvez télécharger
ci-dessous.

Écologie des mémoires

 

Dans les bois où le temps se fait lourd de mémoire,
Les arbres muets projettent l’ombre d’une histoire.
À travers ce silence, un écho nous poursuit, brutal,
Là où la vie avançait jadis dans la nuit de Cristal.

Les bouleaux, les champignons, témoins immobiles,
Gardent en eux des mots, des murmures subtils.
Le train de la nature, éternel pèlerin,
Reprend son lent chemin, révélant les desseins.

Dans ce silence épais, le murmure est profond,
Il contient mille vies, mille âmes qui répondent.
Les feuilles frémissent sous les doigts du vent sage,
Révélant des souvenirs figés dans l’âge.

Le geste de Michel, tendre et dur à la fois,
Mêle nature et famille, entremêle les voix.
Les photos de ses proches, en fragments épars,
S’inscrivent dans la verdure, vivantes quelque part.

À travers cette forêt où le temps se suspend,
Les branches murmurent l’histoire en un chant lent.
Les pierres, silencieuses, recèlent des secrets,
Un murmure enfoui que la terre a gardé.

Car d’un simple regard surgit un souvenir,
L’image est un éclat que l’âme doit saisir.
Une partie dévoilée dessine un tout entier,
Comme en connaissant l’un, on comprend les reliés.

L’homme, terrible et ineffable, a tracé,
Des chemins de fer et des camps modifiés.
La nature, sous son poids, a lentement plié,
Mais son souffle puissant a su se réveiller.

Ce massacre inouï, ce cri qui nous atteint,
Nous appelle à veiller, à prêter notre soin,
Pour que de ce lieu, où la mort persévère,
Le souvenir jaillisse en murmure amer.

La nature reprend ses droits, dans un geste sacré,
Transformant le décor que l’homme a imaginé.
Les bouleaux se dressent, fiers, en dignité,
Témoins d’une histoire que l’on a oubliée.

La famille de Michel a repris son chemin,
Vers l’infini perdu, loin des sombres destins.
L’histoire de leurs vies, au détour des virages,
Se dévoile en silence, entre ombre et mirage.

Fuyant les noirs échos des ténèbres passées,
Ils embrassent la vie, par l’espoir enlacés.
Entre la mort, la vie, un ballet se joue,
Où chaque pas hésite, entre le net et le flou.

Des fragments de photo, suspendus près des bois,
Éveillent dans l’instant un passé d’autrefois.
Pour l’humain, un morceau suffit à dessiner
L’image tout entière, une famille à deviner.

Le corps de Michel, en mutation, oublie l’histoire,
Des cicatrices laissées, témoins d’un mauvais soir.
Dans le souffle des bouleaux, un murmure s’élève,
D’un passé oublié, d’un présent qui s’achève.

Le train de la vie, sans fin, roule et dévoile,
La nature en chemin, des merveilles sans voile.
Les grands bouleaux dressés, et sous bois apaisés,
Les champignons discrets que l’aube vient bercer.

Ainsi, le sombre passé transparaît dans la brume,
Là où la mort planait ou l’existence se consumait.
Les photos sont vestiges d’un train en retour,
Où la vie s’est remise à prendre son essor.

 

Ce train de la vie, malgré l’ombre et le deuil,
Fait renaître les cœurs, où l’humanité cueille
Un espoir, une lueur, dans l’art de Michel,
Pour que jamais la haine n’embrase l’éternel.

Des objets, des éclats de vies éparpillés,
Pour toujours dans le vert, sont là pour témoigner.
Et la nature, rebelle, écorce indélébile,
Garde en elle l’écho des âmes si fragiles

La famille de Michel a repris son chemin,
Après avoir subi Nuit et Brouillard, le noir destin.
Dans le brouillard épais, l’espoir s’est caché,
Mais la lumière surgit, doucement révélée.

Ce massacre inouï, ce cri qui nous atteint,
Nous appelle à veiller, à prêter notre soin,
Pour que de ce lieu, où la mort persévérait,
Le souvenir jaillisse en murmure amer.

Arbres, humbles témoins, animaux et champignons,
Gardent en leur mémoire la trace des légions,
Un écho de l’histoire, du passé si fragile,
Que Michel révèle en témoignage subtil.

Les bouleaux, les animaux, gardiens de ce lieu,
Conservent les traces, murmures des adieux.
La mémoire s’éveille, organique et vivante,
Dans cette terre en pleurs, son récit nous déchante.

Dans un mur de silence, où l’écho se perd,
Les clôture nous projettent, loin des ombres d’hier.
Les pièces figées, photographie du temps,
Raconte l’enfer d’une famille en tourment.

Ainsi, dans le silence, le passé s’écrit,
La beauté se révèle où la douleur s’enfuit.
Et chaque murmure, d’ombre et de lumière,
Grave en l’instant fragile un écho sincère.

Et comme les trains sombres roulèrent vers les camps,
Michel, par ses clichés, remonte le temps.
Ces rails de la mort, vers les sombres destins,
Ne croisent nullement ceux du convoi de la vie.

Les trains de la vie évitent les trains de la mort,
Les oiseaux, chefs de gare veillant sur les transport.
Leur chants en plein silence et jamais arrêtés,
Et siffleront, empêchant ces trains de se percuter.

La vie file en voyage, vers l’aujourd’hui non mortel,
Quand le sombre express portait le froid du ciel.
Sur ses photos muettes, un passage entrevu,
Un sentier de douleur qu’on devine perdu.

Rien ne disparaît, le passé s’incarne,
Chaque instant du présent en forme nous alarme.
Suivons les métamorphoses, inlassablement,
Michel fait le récit, humblement et surement.

Les témoins éphémères, s’effaceront un jour,
Leurs voix bientôt muettes, ce fragile discours.
Leurs récits s’envoleront, tels des vents cinglant
Et nous laissent seuls gardiens de leurs testament

Ainsi l’art se fait flamme, un fragile flambeau,
Pour éclairer nos vies d’un passé sans repos.
Ainsi, l’art en silence témoigne et révèle,
Les âmes envolées, la mémoire éternelle.

A propos de l'exposition du travail de Michel Slomka 5

Poème — par Christophe Glaudel
 © 2024

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